Historique des infusions
Si l'on raconte que certains hommes préhistoriques reconnaissaient déjà certaines vertus aux plantes, c'est en Mésopotamie et en Egypte que les premiers écrits des grandes civilisations nous apportent la reconnaissance officielle des plantes comme source de bienfaits pour l'homme. Menthe, Fenouil et Cardamome faisaient déjà partie des herbes médicinales de l'Antiquité.
Si Pline le Vieux évoque dans ses écrits des jardins de plantes cultivées pour leurs vertus thérapeutiques, il faut attendre le Moyen Age pour que les plantes soient reconnues à part entière. Les couvents cultivent alors plantes médicinales en parallèle des jardins potagers.
Avec le siècle des Lumières arrive le renouveau des pratiques médicales et, avec elles, le tri et la mise à l'écart de traitements ressemblant plus à des élixirs d'alchimistes. Les plantes locales sont alors récoltées et employées sous forme de tisanes, décoctions et onguents. Cette tradition prend fin sous le régime de Vichy avec l'abolition définitive du diplôme d'herboriste.
L'Homme et la Nature
A partir de 1940, ce savoir sera exercé par les pharmaciens.
Malgré ces obstacles officiels, l'intérêt pour une médecine plus naturelle a toujours fait partie
intégrante de l'humanité et connaît aujourd'hui un regain certain, retissant ce fil d'Ariane si
précieux entre l'Homme et la Nature. Phytothérapie, aromathérapie et depuis peu gemmothérapie
(médecine des bourgeons)... elles sont au coeur de bien des recherches scientifiques
et n'ont encore révélé qu'une infime partie de leurs secrets.
Chacun d'entre nous conserve en mémoire un souvenir d'une tisane concoctée avec amour par une grand-mère ou un moment de sérénité autour d'une tasse bouillante aux senteurs réconfortantes. Ce sont ces moments privilégiés bienfaiteurs que la Nature nous apporte et que Pagès apprivoise.






