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Églantier

L’Eglantier fait partie des plantes présentes dans les produits Pagès, son goût frais et acidulé apporte une légère note de peps à nos créations.

L’Eglantier, un arbuste porteur de nombreuses histoires surprenantes et de vertus dites extraordinaires

 

ORIGINES DE L’EGLANTIER

L’origine exacte de l’Eglantier est assez floue. Aujourd’hui, nous sommes simplement en mesure de dire que cette plante a toujours prospéré en Europe, en Asie et en Afrique du Nord.

On dit que le terme « Eglantier » viendrait du mot grec « kunorhodon » signifiant « rose de chien » faisant référence aux propriétés attribuées à la racine de l’Eglantier. Porteur de nombreux noms vernaculaires, l’Eglantier a été utilisé à diverses fins.

Les Perses tenaient en grande estime le modeste « gratte-cul », c’est le nom que l’on donne aux fruits de l’Eglantier. Ils l’employaient apparemment pour dissoudre les calculs et diminuer les règles trop abondantes. Le fruit de l’Eglantier tire son surnom familier de sa composition : les petits poils et grains présents à l’intérieur du fruit auraient provoqué des démangeaisons sur plusieurs personnes les manipulant. Le terme de « gratte-cul » et de « poil à gratter » aurait alors vu le jour depuis.

Dans certains pays, les fleurs d’Eglantier, mélangées au jus de la canne à sucre, étaient utilisées pour guérir la tuberculose pulmonaire. On dit même qu’elles pouvaient réveiller les morts !

La racine de la plante était quant à elle employée pour guérir une personne mordue par un chien. On dit que le les guérisseurs concoctaient une omelette à la racine râpée d’Eglantier et la faisaient manger aux personnes blessées par le chien. Cette recette magique était apparemment très efficace ! C’est d’ailleurs pour cette raison que l’on surnomme l’Eglantier « rosier des chiens » mais aussi car la plante permettait de guérir les chiens de la rage !

Il existe de nombreuses histoires et légendes autour de l’Eglantier. On dit qu’au 17e siècle, la guérisseuse Madame Fouquet développait des remèdes secrets à l’aide de la plante. Il faudra attendre quelques années pour que d’entre eux soient révélés au grand jour comme le « opiat de Cynorrhodon », permettant de resserrer le ventre en cas de diarrhée.

En Angleterre, les écoliers récoltaient des kilos de Cynorrhodons, grains présents dans le fruit de l’Eglantier, afin d’en faire un sirop permettant de pallier les carences en vitamine C.

Les peuples amérindiens consommaient le fruit de l’Eglantier comme aliment de survie. Le Cynorrhodon reste en effet accroché au plant pendant toute l’année et peut être consommé à tout moment. D’autres peuples l’utilisaient en décoction ou en faisaient de la bière. On dit que les Esquimaux, en Alaska, utilisaient le fruit de l’Eglantier pour réaliser une sorte de pudding qu’ils consommaient avec du poisson. Le peuple Tanainas, peuple autochtone de l’Alaska, en faisaient une crème glacée en mélangeant le fruit avec de la graisse ou des œufs de poisson.

D’un point de vue botanique, l’Eglantier était fréquemment utilisé comme porte-greffe afin d’aider à la production de rosiers tiges et de rosiers pleureurs.

Ces histoires, et légendes, ont donné suite à de nombreux surnoms que revêt aujourd’hui la plante : « rosier sauvage », « rosier des chiens », « églantine blanche », « rose de cochon », etc.

 

CARACTERISTIQUES DE L’EGLANTIER

Nom : Rosa canima
Famille : Rosacées
Espèce : arbuste sauvage

L’Eglantier est un élégant arbrisseau pouvant atteindre jusqu’à 2 ou 3 mètres de haut. Il est commun dans les haies, les friches et les lisières. Plante très vigoureuse, elle pousse sur tous les types de sols mais préfère tout de même les terres riches en humus et régulièrement ensoleillées.

 On le rencontre surtout en Europe, en Asie occidentale et en Afrique du Nord. Ses longues tiges dressées puis recourbées sont couvertes d’aiguillons crochus portant des feuilles composées de folioles dentées et de belles fleurs à cinq pétales. Assez fragiles, ces fleurs portent une couleur rose claire et sont même parfois blanches. Leur floraison a lieu du mois de mai au moins de juillet. En automne paraissent de petites poires rouges pleines du féroce et bien connu « poil à gratter ». Ce poil entoure de gros grains, le Cynorrhodon que l’on appelle aussi « gratte-cul ».

D’un point de vue botanique, il ne s’agit pas d’un véritable fruit mais de ce que l’on appelle un « faux-fruit ». Le pédoncule de la fleur s’étire et s’enfle en une sorte d’une contenant les ovaires. Après la fécondation, la paroi de l’urne rougit et devient charnue. Les grains durs qu’elle contient sont de véritables fruits puisque, pour un botaniste, un fruit est un ovaire arrivé à maturité.

Les feuilles et les fleurs d’Eglantier renferment des tains. Les Cynorrhodons contiennent des sucres, de la pectine, des tanins, des acides organiques et d’importantes quantités de vitamines C.

En France, on recense près de trente espèces différentes de rosiers sauvages. Elles se différencient par la présence ou l’absence d’épines sur les tiges, la couleur des fleurs et l’aspect des Cynorrhodons, glabres ou velus. Leur qualité varie beaucoup d’une espèce à l’autre, et même parfois d’un arbrisseau à l’autre.

 

UTILISATIONS DE L’EGLANTIER

L’Eglantier peut s’utiliser en décoction. Il suffit de faire bouillir de l’eau pendant quelques minutes et d’y ajouter des Cynorrhodons ou des fleurs d’Eglantier à infuser. D

En Suède, l’Eglantier est utilisé pour l’incontournable soupe nationale « nyponsoppa ».

En Europe de manière plus générale, on utilise les Cynorrhodons pour préparer des sirops, des confitures ou des desserts.

D’un point de vue culinaire, les usages sucrés de l’Eglantier sont les plus fréquents cependant l’Eglantier se marie aussi très bien avec les mets salés. Les Cynorrhodons se prêtent par exemple à merveille à la confection d’étonnantes sauces tomate pour accompagner ou garnir des pizzas. Notons qu’il est cependant nécessaire de bien les écraser au presse purée au préalable afin d’éviter toute trace de « poil à gratter » dans vos compositions.

L’Eglantier se retrouve aussi dans l’univers de la cosmétique. On produit en effet du macérât huileux de pétales d’églantines afin de resserrer les tissus et d’éviter l’apparition de vergetures, d’ulcères cutanés, de rides et mêmes de cicatrices.

 

BIENFAITS DE L’EGLANTIER

On prête de nombreuses vertus à l’Eglantier. Les Cynorrhodons présents dans son fruit sont appréciés pour prévenir et soigner les grippes et maladies infectieuses. Leur forte teneur en vitamine C leur confère des vertus dites spectaculaires. On recommande encore aujourd’hui l’Eglantier en cas de diarrhée ou d’entérite.

Une récente étude clinique a également prouvé que la poudre de Cynorrhodon entraînait un soulagement significatif des douleurs dues à l’ostéoarthrite. Il s’agirait là d’un effet anti-inflammatoire.

On dit aussi que les fleurs d’Eglantier sont légèrement laxatives, tandis que les feuilles, riches en tanins s’emploient comme astringent contre les diarrhées.

 

Retrouvez l’Eglantier dans l’infusion bio « Hibiscus Eglantier » de Pagès. Ce mélange d’Hibiscus et d’Eglantier est une boisson fraîche et acidulée très agréable à la dégustation.